12/12/2012 Mon output de l’événement CurationB2B labellisé Knowledge Plaza

Organisé dans le cadre hype du Dupont Café, cet événement sur la curation B2B a donné la parole à des intervenants de choix, dont Scoopit et Pearltrees.

J’ai raté l’intervention de Pearltrees: elle a été relatée ici.

Lisibilité de contenu vs droit d’auteurs

J’ai depuis longtemps un différent avec Scoopit: je n’aime pas le ou les clics qu’ils imposent au lecteur pour consulter un article partagé via leur plateforme. Ca a d’ailleurs été le sujet de plusieurs échanges entre utilisateurs et non-utilisateurs, notamment avec Fred Colantonio.

La présentation de Scoopit a été animée par Marc, son président.

J’ai pu discuter avec Marc du point qui m’ennuyait avec son outil: est-ce qu’il ne serait pas possible d’apporter un contenu final directement consultable?
Sa réponse s’est portée sur les droits d’auteurs: avec ce système de plateforme intermédiaire, l’article final n’est pas pillé. Et la majorité des utilisateurs-partageurs ont confirmé préférer ce système à celui d’un lien direct vers l’article partagé: ils aiment aussi se voir propulsés comme sources de contenu intéressant, ce qui est important pour leur e-réputation et leur personal branding.

Selon Marc, les auteurs aiment Scoopit qui leur apporte beaucoup de visibilité. Google privilégiant autant les noeuds de relais des contenus, que les contenus originaux. Scoopit agit donc comme tremplin SEO pour les articles originaux.

Pour moi, le débat lisibilité/navigabilité reste néanmoins ouvert.

Curation de contenu vs partage des connaissances

 

Scoopit part aussi du postulat que la curation de contenu est une activité nouvelle, qui demande un intermédiaire filtrant pour pouvoir être mis à la portée de toutes les tailles d’entreprise.

Si la “curation” (mais que je trouve ce terme ignoble!) est nouvelle, cela implique-t-il que les créateurs de contenus traditionnels ne reprennent jamais des contenus existants ailleurs? Que les revues de presse n’ont jamais existé? Que les entreprises n’ont jamais informé leurs clients et partenaires des nouvelles de leur secteur?

EDIT: Marc m’indique: ” “New rules, new role”, voilà ce que j’ai dit sur la curation. ”

Bref, je l’avais déjà écrit ici en mars en marge du SXSWi: la curation n’est pour moi qu’un terme hype pour la revue de presse. Rien de nouveau sous le soleil.

Mon humble avis est que Scoopit présente les choses par le petit bout de la lorgnette.

Scoopit a le potentiel pour s’intégrer de manière intelligente au panel d’outils des services de communication et de veille des entreprises 2.bientôt.
Pour les plus grandes, conseillées par des communicants avertis, il semble que ce soit le cas ; et j’espère bien que l’information ainsi glanée, organisée et valorisée est bien réinjectée en interne… grâce à Knowledge Plaza? Pour le reste, je reste persuadée qu’il existe des passionnés partout, aussi dans les petites entreprises. Et celles-ci doivent vraiment apprendre à faire confiance à ces passionnés, leur permettre d’exploiter leurs connaissances pour amener l’entreprise à rayonner dans sa niche (et, souvent, les passionnés feront ça en plus, par plaisir… encore faut-il que leurs efforts soient reconnus, respectés, et valorisés en interne).

L’intervention pour Knowledge Plaza (que je connais maintenant trop bien) a été décrite ici.

NB : On me dit dans l’oreillette, qu’il est possible de faire collaborer ces trois outils via Buffer.

 

Les détails de l’événement
Le storify de l’événement

Les solutions présentées à cette occasion:

Published by aubertma

Digital Expert for Social innovation

5 thoughts on “12/12/2012 Mon output de l’événement CurationB2B labellisé Knowledge Plaza

  1. merci pour les 2 liens. Je ne comprends pas trop le sens de votre énervement quant à Scoop’it, j’ai justement montré dans ma présentation http://slidesha.re/U2KIJ1 que l’outil s’intégrait bien dans une logique d’entreprise. Quant à son utilisation en interne, c’est encore plus évident.

    Dans la mesure où l’outil est centré sur l’humain, ce qu’on pourrait éventuellement lui reprocher c’est de nous donner du travail, même si c’est pour ma part justement son intérêt.

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  2. Bonjour Marina,

    Nous avions ensemble discuté de ces sujets suite au workshop et vous avais expliqué mon point de vue. Mon explication n’étant que partiellement reprise dans votre papier, il me semble légitime de la tenter à nouveau ici ☺

    – Tout d’abord, je n’ai bien évidemment jamais dit que la curation est nouvelle; en tant qu’amoureux de l’histoire de l’écriture un tel postulat me blesserait! La curation est vieille comme la gestion de l’information (allons jusqu’à Assurbanipal !). Ce que je précisais, c’est qu’une évolution de la gestion de l’information est apparue avec le web 2.0 : pendant 5500 ans les efforts relatifs à l’écriture visaient à en simplifier la production et la diffusion. Avec le web 2.0 et l’infobésité subséquente, un nouveau défi, celui du tri, a pris une importance cruciale.

    La réponse du web à ce défi du tri sont les moteurs de recherche et les média sociaux. Or, une autre voix est nécessaire : l’organisation par le sens (ou le graphe d’intérêt). Cette nécessité, bien sûr, ne crée pas la notion de curation ! Mais elle lui donne une importance nouvelle : le curateur, qui investit du temps et du talent pour chercher, organiser et passer de l’information sur un domaine bien précis, acquiert une importance nouvelle dans l’organisation du web. Il ne remplace bien évidemment pas les auteurs, qui sont le sang du web ! Mais il complète les robots dans leur organisation. La curation n’est pas nouvelle bien évidemment, c’est ce rôle qui l’est ! Comme le dit joliment le sous-titre de votre blog « new rules, new roles » : La curation est vieille comme l’écriture mais le rôle du curateur est nouveau, du à une règle nouvelle : tout le monde, désormais, écrit.

    – D’autre part, précision sur le double clic imposé par Scoop.it. Vous m’aviez dit lors de notre entrevue « je n’aime pas, quand je reçois un lien de Scoop.it et que je clique dessus, arriver chez le curateur plutôt que d’arriver sur le contenu original ». Cela, je le comprends très bien et c’est une question délicate. La raison d’être de ce clic intermédiaire est la suivante : Un bon curateur sélectionne mais aussi ajoute de la valeur : une perspective, un contexte ; il faut donc donner au lecteur l’opportunité de connaître cet apport. Ce à quoi vous aviez répondu : « dans ce cas pourquoi ne pas mettre l’intégralité du contenu original dans un cadre unique où l’on pourrait lire à la fois le contenu de l’auteur et l’apport du curateur, sans un clic supplémentaire ? ». Ma réponse fut : « Par respect pour les auteurs, nous ne pouvons pas reprendre intégralement leur production chez nous ». Et ça, c’est une règle indéfectible : citer un auteur dans une curation et dire pourquoi on le cite, c’est légitime. Mais il faut ensuite donner le lien vers le contenu intégral de cet auteur, lui apporter du trafic. Le reprendre intégralement dans notre espace est impensable tant en effet d’un point de vue déontologique (les curateurs citent les auteurs qu’ils aiment, ils ne les copient pas !) que d’un point de vue du respect du droit d’auteur.

    En résumé sur ce double clic: le premier clic expose le contexte du curateur, le second mène à la source inaltérée. Et croyez moi, je serais tout à fait preneur d’une solution qui respecterait les deux parties avec un clic de moins (et serais donc ravi de partager toute idée sur ce sujet !) ☺

    – Enfin une précision sur « les auteurs aiment Scoop.it ». Ce n’est pas une profession de foi, c’est une donnée avérée, basée sur 13 mois d’opérations et des millions de contenu curés. Certes, certains auteurs n’aiment pas être repris par des curateurs. C’est respectable et ceux qui en font la demande sont bien évidemment retirés des curations. Mais de très nombreux auteurs nous contactent (nous = la plateforme Scoop.it mais surtout les curateurs eux-même) soit pour nous remercier du trafic apporté, soit pour demander comment faire pour, eux aussi, être cités (car parfois ils découvrent des bons média curés sur leur sujet de production et apprécieraient en faire partie – et d’ailleurs Scoop.it offre cette porte de « suggestion »). C’est un fait : certaines personnes ont du talent pour écrire, d’autres ont du talent pour passer. La synergie entre les deux est évidente (et la frontière est même floue : certains auteurs sont curateurs et réciproquement). D’un point de vue de l’auteur, le curateur est simplement l’un des canaux par lesquels sa production est trouvée (et donc le fait que les nœuds soit bons en SEO profite également aux auteurs cités : il récupèrent une partie de cette visibilité). Et la plateforme Scoop.it respecte les auteurs d’une part en liant tous les posts curés vers leurs sources, et d’autre part en séparant bien nettement ce qui vient de l’auteur de ce qui vient du curateur – d’où le point précédent sur le double clic.

    J’espère que ces clarifications sont… claires ☺ et je reste bien évidemment toujours disponible pour participer à ce débat sur l’évolution du web. Et sur les évolutions corolaires et inévitables de l’histoire de l’écriture !

    Et je remercie tous les participants à ce workshop « Curation B2B », avec Pearltrees, Scoop.it et Knowledge Plaza : trois angles complémentaires sur un sujet passionnant.

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  3. Merci Marc pour la richesse de ta réponse, et pour tes clarifications très importantes. Je continue à cogiter et à consulter mes amis experts pour tenter de trouver une solution pour ce clic supplémentaire qui pour moi est un vrai grand frein à mon utilisation de votre plateforme.

    Yann: l’articulation ne m’était pas d’emblée semblée si claire, mais merci de la repréciser.

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    1. C’est pourtant assez évident, comme je l’ai dit dans mon introduction, ajouter des contenus externes sur un site institutionnel est une approche qui n’est pas naturelle dans les entreprises. Alors si nous l’avons fait et que cela a suscité l’intérêt aussi en interne, c’est que la démarche est compatible avec les entreprises…

      Cela me paraît au contraire d’une grande clarté.

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  4. Bonjour,
    je me permets de réagir en tant qu’utilisateur assidu de Scoop.it, j’y mixe des sources personnelles et des sources pour mes clients… bref je suis RP et en aucun cas un expert.
    Ce que je constate au premier chef est une optimisation de mes réseaux sociaux en utilisant Scoop.it et en le partageant sur FB, Linkedin, twitter…
    Mais surtout, ce qui me plait dans la curation en général, et dans scoop.it en particulier, c’est l’effet Streap Tease, à l’image de l’émission de France3, ou on présente sans commentaires et sous une bannière différentes sources qui une fois lues dans l’ordre ou je les mets donnent ma vision des choses…
    donc à mon humble niveau, les commentaires du curateurs sont surfaits même si je commence à tester…
    Cordialement,
    @GAGparis

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